Le bon humain.

 

 

Il faut souvent s’éloigner de son quotidien pour pouvoir se donner le droit de reprendre son souffle. Sortir son nez de sa routine, là où les obligations journalières repoussent sans cesse le moment où on se demande si on est heureux, à la bonne place et sur le bon chemin.

 

 

 

C’est souvent à quelques centaines de kilomètres du nid qu’on se rend compte des petits mensonges blancs qu’on se raconte de peur de devoir s’arrêter et confronter nos véritables désirs. Se mettre la tête dans le sable fait beaucoup moins peur que d’affronter une vague de changement.

 

 

 

Se raconter que l’on a pas le temps et rien à partager à un autre humain relève du pur mensonge. C’est un peu comme, à quelques exceptions près, une mission commune. Trouver son bon humain. Pour faire quoi ? Grandir, bâtir, vieillir, partager et aimer.

 

 

 

Un high five, ça se fait mieux à deux. La tape dans le dos, quand ça ne va pas, est plus efficace quand on ne se la donne pas soi-même.

 

 

 

L’humain qui sera fier de te voir briller au sommet de ton art, celui qui t’apportera une tisane quand la grippe te clouera au lit.

 

 

 

L’humain avec qui tu te chicaneras. Oui. Rien n’est que rose dans la vie. La confrontation mène à l’interrogation, l’auto-analyse et la croissance.

 

 

 

L’humain avec qui tu établiras les limites. Les limites de votre univers à deux qui rendra la circulation de l’épanouissement, de la confiance et du bonheur si fluide dans ce terrain de jeux.

 

 

 

Les limites à l’intérieur desquelles on se comprend. Là ou rien n’est tabou, car de toute façon le bon humain saura s’il te reste quelques  phrases cachées dans le fond de ton sac. Il sait, car il écoute, pour vrai.

 

 

 

Les limites à l’intérieur desquelles ce n’est jamais l’halloween. Rien n’est maquillé ni déguisé, aussi épeurant et nécessaire que cela peut être par moment, quand les masques tombent.

 

 

 

L’humain pour qui tu seras assez. L’humain qui te fera sentir assez.

 

 

 

Assez pour se permettre d’être échaudé et affaibli par les coups bas de la vie, sans jamais avoir à douter de son nid.

 

 

 

Assez pour un jour, pouvoir enseigner le tout à un autre petit humain, qui à la base sera une éponge à tout ce que nous croirons bon de lui offrir. Un partage sans limite.

 

 

 

 

 

Juste assez.

 

Le bon humain.

 

 

 

 

 

 

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Commentaires: 4
  • #1

    Marco (lundi, 15 octobre 2018 23:27)



    Jpensais pas pouvoir t'admirer plus que je t'admirais déjà... Maintenant je sais que c'est possible.

  • #2

    François (mardi, 16 octobre 2018 00:46)

    Bonjour Patricia! Texte très révélateur. Il témoigne d'un vécu, d'une réflexion sur celui-ci et surtout il insiste de façon franche sur l'espace privilégié qu'occupe un alter ego dans nos vies. Merci. f

  • #3

    Jeff (mardi, 16 octobre 2018 13:13)

    Beau texte , Belle femme , belle âme: Touchant xxx

  • #4

    Léa (mardi, 16 octobre 2018 22:53)

    He'll find you ! <3

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